Les 3 pommes d’or
Les trois bourses, trois boules , trois pommes d’or sont l’attribut le plus classique de saint Nicolas vénéré pour sa charité.Cette histoire est racontée par Jacques de Voragine dans sa légende dorée :
« À la mort de ses parents, Nicolas, devenu très riche, chercha un moyen d’employer ses richesses, non pour l’éloge des hommes, mais pour la gloire de Dieu. Or un de ses voisins, homme d’assez noble maison, était sur le point, par pauvreté, de livrer ses trois jeunes filles à la prostitution, afin de vivre de ce que rapporterait leur débauche. Dès que Nicolas en fut informé, il eut horreur d’un tel crime, et, enveloppant dans un linge une masse d’or, il la jeta, la nuit, par la fenêtre, dans la maison de son voisin, après quoi il s’enfuit sans être vu. Et le lendemain l’homme, en se levant, trouva la masse d’or : il rendit grâces à Dieu, et s’occupa aussitôt de préparer les noces de l’aînée de ses filles. Quelque temps après, le serviteur de Dieu lui donna, de la même façon, une nouvelle masse d’or. Le voisin, en la trouvant, éclata en grandes louanges, et se promit à l’avenir de veiller pour découvrir qui c’était qui venait ainsi en aide à sa pauvreté. Et comme, peu de jours après, une masse d’or deux fois plus grande encore était lancée dans sa maison, il entendit le bruit qu’elle fit en tombant. Il se mit alors à poursuivre Nicolas, qui s’enfuyait, et à le supplier de s’arrêter, afin qu’il pût voir son visage. Il courait si fort qu’il finit par rejoindre le jeune homme, et put ainsi le reconnaître. Se prosternant devant lui, il voulait lui baiser les pieds ; mais Nicolas se refusa à ses remerciements, et exigea que, jusqu’à sa mort, cet homme gardât le secret sur le service qu’il lui avait rendu. »
Les trois pommes d’or sont donc les trois bourses remplies de monnaies que Nicolas transmit à son voisin, en les jetant par une fenêtre à son insu.
Les trois petits enfants
Quoi de mieux pour raconter cette légende que cette chanson ?
https://www.youtube.com/watch?v=94J6SjheH5s
Refrain : Ils étaient trois petits enfants
Qui s’en allaient glaner aux champs
Tant sont allés, tant sont venus
Que vers le soir se sont perdus.
S’en sont allés chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu nous loger ?
Entrez, entrez, petits enfants,
Y’a de la place assurément.
Ils n’étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués,
Les a coupés en p’tits morceaux
Mis au saloir comme pourceaux.
Saint Nicolas au bout d’sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher :
Boucher, voudrais-tu me loger ?
Entrez, entrez, Saint Nicolas,
Y’a de la place, il n’en manque pas
Il n’était pas sitôt entré
Qu’il a demandé à souper.
Voulez-vous un morceau de jambon ?
Je n’en veux pas il n’est pas bon.
Voulez-vous un morceau de veau ?
Je n’en veux pas il n’est pas beau.
Du p’tit salé, je veux avoir
Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Hors de la porte il s’enfuya.
Boucher, boucher ne t’enfuies pas,
Repends toi, Dieu te pardonnera.
Saint Nicolas alla s’asseoir
Dessus le bord de son saloir.
Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas.
Et le Saint étendit trois doigts,
Les petits se levèrent tous trois.
Le premier dit : « J’ai bien dormi. »
Le second dit : « Et moi aussi. »
Et le troisième répondit
« Je me croyais au Paradis. »
