En ce début de 11ème siècle, les montagnes sont infestés non seulement de diables et de démons, mais aussi de brigands en chair et en os, qui imposent des droits de passage, notamment aux col de Joux et de Colonne Joux.
Réunis en 1027 à l’occasion du couronnement de Conrad le Salique comme empereur, des souverains d’Europe décident de sécuriser ces passages. La première idée est de restaurer le monastère de Bourg Saint-Pierre. Mais Bernard choisit de construire l’hospice au sommet du Mont-Joux, vers 1045. Pour monter les murs de l’hospice, les frères se sont servis entre autre des pierres de l’ancien temple de Jupiter. L’hospice compte deux niveaux et une chapelle, et est placé sous le patronage de Saint Nicolas de Myre.
En même temps une communauté religieuse s’installe dans l’hospice qui incarne dorénavant une vocation hospitalière. Bernard construit un second hospice au col de Colonne Joux.